Revision history: first published 2002-07-25


Le CERN réagit à l'insolvabilité d'un important fournisseur.

A la suite d'une déclaration d'insolvabilité en date du 4 juillet touchant le groupe industriel allemand Babcock Borsig AG, des représentants de haut rang du CERN rencontrent aujourd'hui les administrateurs judiciaires du groupe pour déterminer quelles seront les conséquences sur les contrats du CERN avec les filiales du groupe.

Le CERN a conclu plusieurs contrats en rapport avec le Grand collisionneur de hadrons (LHC) avec des filiales de Babcock Borsig ou des groupements comprenant de telle sociétés. Les contrats les plus importants concernent Babcock Noell Nuclear (BNN), l'un des trois fournisseurs des aimants dipolaires du LHC, et deux entreprises produisant des équipements cryogéniques.

Les investissements du CERN sont en sécurité. Le Laboratoire possède des certificats de propriété pour des outillages installés dans les locaux de BNN, et les acomptes qu'il a versés sont protégés par une garantie bancaire. Le CERN estime cependant que pour servir au mieux ses intérêts il conviendrait ces contrats soient exécutés par les entreprises de Babcock Borsig aux conditions convenues avant l'insolvabilité. Si ce n'était pas possible, la répartition des contrats pour la fourniture des dipôles principaux entre trois entreprises laisse une souplesse suffisante pour permettre une redistribution des travaux.

Le LHC est une collaboration à long terme entre le CERN, les instituts nationaux participants et l'industrie. Toute entreprise de ce type comporte des aspects qui échappent inévitablement au contrôle du Laboratoire. La Direction du CERN suit de près l'évolution de la situation et s'engage à entreprendre tout ce qui sera possible pour éviter des répercussions sur le calendrier du LHC.


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