Dear Colleagues,
I would like to inform you of the actions taken by the President of Council and myself since we heard of the Austrian Science Minister’s wish to bring his country’s membership of CERN to an end. Both of us have written to the Austrian government setting out our belief that it is in Austria’s best interest to remain a Member State. I wrote to the Austrian Science Minister and the Austrian President as soon as I heard the news, while Professor Åkesson wrote to the Austrian Chancellor on 13th May, after having consulted with a number of Council delegations.
The delegations that Professor Åkesson has spoken to all expressed their surprise at the decision, and the way in which it was announced. They were also surprised that Austria should consider such a step at a time when we are poised to reap the rewards of a long period of investment in the LHC.
Such a step would not be in line with the general trend at a time when several countries are applying for membership of CERN. Just this year, Council had the pleasure of welcoming Romania to the CERN family for the first time. Four more countries have submitted their candidacy for membership.
At a time when the nature of particle physics is shifting from regional to global, with the LHC as its centrepiece, it is timely to take a close look at CERN’s role on the global stage. That is why Council has established a working group to look at the question of geographic and scientific enlargement of CERN, in other words, to examine the place that CERN should occupy in the global scientific landscape, as well as the conditions and categories of membership.
Furthermore, CERN was a pioneer of European research, and is an established flagship today. From the very earliest days, Austria has played an important role at CERN, with two Director-Generals coming from Austria, as well as one President and three Vice-Presidents of Council. Today, CERN is growing ever closer to the European Commission, each recognizing the other’s role in constructing a European Research Area. To this end, dedicated sessions of Council are being held to harmonize and strengthen national activities in the field and an agreement is about to be concluded between CERN and the European Commission.
Through its intergovernmental collaboration strategy, Europe is setting the standard for leadership and success in science. CERN is a prime example of this: a world-leader in its field, to which Austria has contributed fully. CERN’s successes are Austria’s successes, and in the 50th anniversary of Austrian accession to CERN, that is something to celebrate. Both the President of Council and I sincerely hope that Austria will reconsider its decision, and retain its place at the heart of science at CERN in line with the aforementioned European strategy.
This is what the Austrian government has been told. In parallel, there was a meeting in Vienna on Monday this week at which Felicitas Pauss and I met with Austria’s Science Minister. It was a constructive meeting at which we agreed to continue to work together in search of a common solution. Further follow-up meetings will be organised, the first of which takes place on Wednesday next week. At the same time, Professor Åkesson will continue his discussions with the Council delegations, and the two of us will keep each other fully briefed in preparation for the June session of Council, at which the question will be discussed. If there are any significant developments in the meantime, we will of course keep you informed.
Rolf Heuer
Chers collègues,
Je tiens à vous informer des mesures que le Président du Conseil et moi-même avons prises depuis que le Ministre autrichien de la science a annoncé qu’il souhaitait que son pays cesse d’être membre du CERN. Nous avons, l’un et l’autre, adressé un courrier au gouvernement autrichien pour lui faire connaître notre point de vue, à savoir qu’il est dans l’intérêt de l’Autriche de rester membre de l’Organisation. Pour ma part, j’ai écrit au Ministre autrichien de la science et au Président autrichien dès que j'ai appris cette nouvelle. Le professeur Åkesson, lui, a écrit au Chancelier autrichien le 13 mai, après avoir consulté plusieurs délégations au Conseil.
Les délégations avec lesquelles le Professeur Åkesson s’est entretenu ont toutes fait part de leur surprise quant à cette décision et quant à la manière dont elle a été annoncée. Elles ont également été surprises que l’Autriche envisage une telle mesure au moment où nous nous apprêtons à récolter les fruits d’un investissement de longue haleine dans le projet LHC.
Cette mesure serait en contradiction avec la tendance générale, au moment où plusieurs pays demandent à adhérer au CERN. Le Conseil a eu cette année-même le plaisir d’accueillir pour la première fois la Roumanie dans la famille du CERN, et quatre autres pays ont demandé à adhérer à l’Organisation.
Au moment où la physique des particules passe de l’échelon régional à l’échelon mondial, le LHC se situant au cœur de ce processus, il convient d’examiner de près le rôle que doit jouer le CERN sur la scène mondiale. C’est pourquoi, le Conseil a créé un groupe de travail chargé d’étudier la question de l’élargissement géographique et scientifique du CERN, autrement dit, d’examiner la place que devrait occuper le Laboratoire dans le paysage scientifique mondial, ainsi que les conditions d’adhésion et les différentes catégories de membres.
Le CERN a été un pionnier de la recherche scientifique en Europe, et est aujourd’hui une institution phare dans ce domaine. Dès le début, l’Autriche a occupé une place importante au CERN, lequel a compté deux directeurs généraux, ainsi qu’un président et trois vice-présidents du Conseil venant de ce pays. Aujourd’hui, le CERN tisse des liens de plus en plus étroits avec la Commission européenne, chaque entité reconnaissant le rôle de l'autre dans la construction d'un Espace européen de la recherche. À cette fin, le Conseil tient des sessions spéciales visant à harmoniser et renforcer les activités de chaque pays dans la discipline, et un accord est en voie d’être conclu entre le CERN et la Commission européenne.
Grâce à la stratégie de collaboration au niveau intergouvernemental qu’elle a mise en place, l’Europe s’impose comme un modèle de leadership et de réussite dans le domaine scientifique. Le CERN, en tant que leader mondial dans son domaine, en est un exemple éclatant, et l’Autriche y a pleinement contribué. La réussite du CERN est aussi celle de l'Autriche, et, à l’occasion du cinquantenaire de l’adhésion de l’Autriche au CERN, cette longue et fructueuse collaboration doit être célébrée. Le Président du Conseil et moi-même espérons sincèrement que l'Autriche reconsidérera sa décision et maintiendra sa place au CERN, au cœur de la science, conformément à la stratégie européenne évoquée.
Tel est le message que nous avons adressé au gouvernement autrichien. Parallèlement, Felicitas Pauss et moi-même avons rencontré ce lundi à Vienne le Ministre autrichien de la science. Lors de cette réunion constructive, nous avons convenu de continuer de travailler ensemble à la recherche d’une solution commune. D’autres réunions suivront, et la prochaine aura lieu le mercredi de la semaine suivante. Dans l’intervalle, le Professeur Åkesson poursuivra ses discussions avec les délégations au Conseil, et nous nous tiendrons mutuellement informés de la situation en vue de la session de juin du Conseil, lors de laquelle cette question sera débattue. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de tout fait nouveau qui pourrait intervenir entre-temps.
Rolf Heuer