Last week, the Chamonix workshop once again proved its worth as a place where all the stakeholders in the LHC can come together, take difficult decisions and reach a consensus on important issues for the future of particle physics. The most important decision we reached last week is to run the LHC for 18 to 24 months at a collision energy of 7 TeV (3.5 TeV per beam). After that, we’ll go into a long shutdown in which we’ll do all the necessary work to allow us to reach the LHC’s design collision energy of 14 TeV for the next run. This means that when beams go back into the LHC later this month, we’ll be entering the longest phase of accelerator operation in CERN’s history, scheduled to take us into summer or autumn 2011.
What led us to this conclusion? Firstly, the LHC is unlike any previous CERN machine. Because it is a cryogenic facility, each run is accompanied by lengthy cool-down and warm-up phases. For that reason, CERN’s traditional ‘run through summer and shutdown for winter’ operational model had already been brought into question. Furthermore, we’ve known for some time that work is needed to prepare the LHC for running at energies significantly higher than the 7 TeV collision energy we’ve chosen for the first physics run. The latest data show that while we can run the LHC at 7 TeV without risk to the machine, running it at higher energy would require more work in the tunnel. These facts led us to a simple choice: run for a few months now and programme successive short shutdowns to step up in energy, or run for a long time now and schedule a single long shutdown before allowing 14 TeV (7 TeV per beam).
A long run now is the right decision for the LHC and for the experiments. It gives the machine people the time necessary to prepare carefully for the work that’s needed before allowing 14 TeV. And for the experiments, 18 to 24 months will bring enough data across all the potential discovery areas to firmly establish the LHC as the world’s foremost facility for high-energy particle physics.
I’d like to invite you all to the summary of the Chamonix workshop on Friday 5 February at 14:00 in the Main auditorium. See:
http://indico.cern.ch/conferenceDisplay.py?confId=83135
Steve Myers
Director for Accelerators and Technology
La semaine dernière, l’atelier de Chamonix a démontré une nouvelle fois qu’il est l’endroit qui permet de rassembler tous les partenaires du LHC pour prendre des décisions difficiles et parvenir à un consensus sur des questions importantes pour l'avenir de la physique des particules. La décision la plus importante que nous avons prise est d’exploiter le LHC pendant une durée de 18 à 24 mois à une énergie de collision de 7 TeV (3,5 TeV par faisceau). Nous profiterons ensuite d’une longue période d’arrêt pour effectuer tous les travaux nécessaires afin de permettre au LHC d’atteindre l’énergie de collision nominale de 14 TeV pour la prochaine période d’exploitation. Autrement dit, lorsque le LHC sera de nouveau prêt pour recevoir des faisceaux à la fin de ce mois, nous entrerons alors dans la plus longue phase d’exploitation d’un accélérateur de toute l’histoire du CERN, phase qui nous conduira jusqu’à l’été ou l’automne 2011.
Qu'est-ce qui a motivé cette conclusion? Tout d’abord, le LHC est une machine différente de tous ses prédécesseurs au CERN. Etant donné qu’il s’agit d’une installation cryogénique, chaque période d’exploitation s’accompagne de longues phases de refroidissement et de réchauffement. Pour cette raison, le modèle traditionnel consistant en une exploitation jusqu’à l’automne et un arrêt hivernal avait déjà été remis en question. Par ailleurs, nous savons depuis un certain temps que des travaux sont nécessaires pour préparer le LHC à une exploitation à des énergies bien supérieures à l’énergie de collision de 7 TeV que nous avons choisie pour la première exploitation pour la physique. Les dernières données montrent qu’une exploitation sans risque à des énergies plus élevées nécessite des travaux supplémentaires dans le tunnel. Deux options étaient donc possibles : soit exploiter maintenant le LHC pendant quelques mois et programmer de courtes périodes d’arrêt successives afin de monter en énergie, soit exploiter tout de suite le LHC pour une longue période et programmer un seul long arrêt avant de pouvoir passer à 14 TeV (7 TeV par faisceau).
Lancer tout de suite une longue exploitation est la bonne décision, tant pour le LHC que pour les expériences. En effet, cela laisse aux équipes de la machine le temps nécessaire pour préparer soigneusement les travaux requis en vue d’un passage à 14 TeV. Quant aux expériences, une exploitation sur une période allant de 18 à 24 mois leur permettra de disposer de suffisamment de données dans tous les domaines où des découvertes sont susceptibles d’être faites afin de confirmer la prééminence du LHC au plan mondial dans le domaine de la physique des hautes énergies.
J’aimerais vous inviter toutes et tous au résumé des résultats de l’atelier de Chamonix qui sera présenté le vendredi 5 février à 14h dans l’amphithéâtre principal. (http://indico.cern.ch/conferenceDisplay.py?confId=83135)
Steve Myers
Directeur des accélérateurs et de la technologie